Voici quelques bases pour configurer un serveur sous linux
Sous Linux
Ouvrez une console, et utilisez la commande [code]ssh ipduserveur -l utilisateur[/code]
En précisant le port : [code]ssh serveur.com -l dew -p 22[/code]
Sous Windows : Putty
Le meilleur client SSH sous Windows est Putty. Il vous suffira de préciser l'adresse de votre serveur (et éventuellement le port si celui-ci diffère du port 22 par défaut pour SSH) pour vous y connecter.
Putty SSH
N'hésitez pas à personnaliser l'affichage dans Window > Colours (couleur de fond, police) pour vous sentir comme chez vous. Dans Window > Translation vous pourrez choisir le jeu de caractères (ISO / UTF-8) si les caractères accentués ne s'affichent pas correctement. Root (super-administrateur)
Afin de configurer votre serveur, vous aurez besoin de lancer des commandes en mode super-administrateur. C'est un utilisateur qui a le maximum de privilèges sur la machine. Normalement vous avez du choisir son mot de passe lors de l'installation oui de votre serveur.
Sous Ubuntu
Utilisez sudo avant chaque commande. Par exemple : sudo apt-get install nano Sous Debian
Utilisez tout simplement la commande su puis entrez le mot de passe root, ou installez sudo comme pour Ubuntu avec apt-get install sudo puis définissez les droits grâce à visudo. Manuel
Pour avoir plus d'informations sur une commande ou un programme, utilisez le manuel Linux en tapant man suivi du nom de la commande.
Les fichiers de configuration sont en général tous stockés dans /etc/, les programmes exécutables dans /bin/ ou /usr/bin/, les fichiers documents (web, mail, mysql) dans /var/ et les répertoires utilisateurs dans /home/ sauf pour root qui dispose de /root/. Modifier le mot de passe root
N'hésitez pas à modifier le mot de passe surtout si celui-ci vous a été attribué par défaut. Identifiez-vous d'abord en root (voir ci-dessus) puis entrez la commande :
passwd root Edition des fichiers
Pour éditer les fichiers en ligne de commande (via SSH) de nombreux éditeurs de texte existent. Si vous débutez sous Linux Ubuntu ou Debian, nous vous conseillons nano, qui est relativement simple d'accès. Vous pouvez l'installer grâce à apt-get install nano. Sinon, préférez vi (ou vim) qui est très puissant. C'est cet éditeur que nous utiliserons dans les tutoriaux de cette section.
Quelques commandes vi de base :
L'éditeur par défaut du système est modifiable via les alternatives. Pour remplacer nano par vi (ou l'inverse) utilisez : update-alternatives –config editor Configuration SSH
Afin de sécuriser l'accès SSH au serveur, éditons le fichier /etc/ssh/sshd_config. Nous allons changer le port de connexion par défaut pour éviter quelques attaques par bruteforce sur le port 22, qui est bien connu pour héberger ce service. N'oubliez pas de préciser ce nouveau port (dans Putty ou en ligne de commande ssh sous Linux) à la prochaine connexion.
vi /etc/ssh/sshd_config
Port 1337 # Changer le port par défaut PermitRootLogin no # Ne pas permettre de login en root Protocol 2 # Protocole v2 AllowUsers nomuser # N'autoriser qu'un utilisateur
Redémarrez le service SSH après ces modifications :
/etc/init.d/ssh restart Configuration de base du réseau
Vérifiez que le hostname de votre machine est correct ou personnalisez-le en éditant /etc/hostname. Celui-ci doit aussi refléter le reverse configuré auprès de votre hébergeur ou datacenter.
vi /etc/hostname
Dans notre cas exemple, nous préciserons serveur.com
Vérifiez le fichier /etc/hosts
vi /etc/hosts
Celui-ci doit ressembler à peu près à cela, avec votre propre adresse IP et nom de domaine :
127.0.0.1 localhost test 89.152.124.122 serveur test
remplacer 89.152.124.122 par votre ip
Nous allons également optimiser quelque peu la sécurité réseau du serveur au passage. Ne procédez à ces modifications que si vous savez ce que vous faites.
echo “1” > /proc/sys/net/ipv4/icmp_echo_ignore_broadcasts echo “0” > /proc/sys/net/ipv4/conf/all/accept_source_route echo “1024” > /proc/sys/net/ipv4/tcp_max_syn_backlog echo “1” > /proc/sys/net/ipv4/icmp_ignore_bogus_error_responses
Editez le fichier /etc/resolv.conf pour vérifier ou ajouter les serveurs DNS à utiliser :
vi /etc/resolv.conf
nameserver ip_serveur_dns_1 nameserver ip_serveur_dns_2
Après ces quelques changements nous pouvons redémarrer le service réseau :
/etc/init.d/networking restart
Ou plus radicalement redémarrer le serveur :
reboot
Attendez quelques minutes puis reconnectez-vous. Vérifiez les changements grâce aux commandes suivantes :
hostname -f
doit retourner le FQDN soit serveur.com dans notre exemple
hostname -s
doit retourner le nom court, soit test
hostname -d
doit retourner le domaine, soit serveur.com
hostname -i
retourne l'adresse IP
Administration Mises à jour grâce à APT
APT est un gestionnaire de paquets très performant. Il va permettre d'ajouter ou de retirer des programmes à la distribution Linux. Pour commencer, mettons la liste des paquets à jour depuis les serveurs de référence : apt-get update
Puis procédons à une mise à jour du système. Les paquets seront remplacés par leurs mises à jour : apt-get upgrade
Voici quelques commandes APT très utiles :
apt-get dist-upgrade
Met à jour la distribution complète
apt-get install paquet
Installe le paquet mentionné
apt-get install paquet -s
Simulation d'installation
apt-get remove paquet
Désinstallation/suppression du paquet
apt-get remove paquet –purge
Désinstallation complète (fichiers de configuration compris)
apt-cache show paquet
Informations sur le paquet
apt-cache search paquet
Recherche dans les paquets disponibles
apt-cache depends paquet
Dépendances
apt-cache madison paquet
Versions disponibles
apt-cache policy paquet
Versions et possibilités
apt-get clean
Vide le cache disque des paquets
Services, démons
NTP permet de synchroniser l'heure du serveur avec des horloges atomiques. Sous Debian Etch il existe déjà openntpd. Vous pouvez équiper votre système grâce à apt-get install ntp ntpdate. Editez /etc/ntp.conf ou /etc/default/ntpdate pour vérifier la configuration et éventuellement modifier les adresses des serveurs avec ceux les plus proches de chez vous puis redémarrez le service : /etc/init.d/ntp restart. Divers
Installons quelques outils qui seront bien utiles (à ne faire que si cela vous semble pertinent) :
apt-get install zip unzip gcc libc6-dev linux-kernel-headers diff wget bzip2 make
Pour gérer les jeux de caractères et les locales n'hésitez pas à invoquer :
dpkg-reconfigure locales